Vaporisateur vs. joint : effets, exposition et différences pratiques

Un joint brûle le cannabis ; un vaporisateur d’herbe sèche chauffe les fleurs pour former un aérosol. Des comparaisons contrôlées montrent que le vaporisateur étudié produit moins de monoxyde de carbone expiré, tout en permettant une absorption de THC. Chez les consommateurs occasionnels, l’effet aigu d’une même quantité nominale de THC peut être plus marqué après vaporisation. Il n’est pas possible d’en déduire un pourcentage global en matière de santé, de biodisponibilité ou d’économie de matière. Abrams et al. (2007) Spindle et al. (2018)

Qu’est-ce qui est exactement comparé ?

« Joint » peut désigner une cigarette de cannabis pur ou un mélange avec du tabac. Ce n’est pas une distinction anodine pour une comparaison scientifique. Le tabac ajoute une exposition supplémentaire ; passer d’un joint au tabac à un vaporisateur sans tabac modifie donc davantage que la seule technique de chauffe. Quiconque extrapole des études doit garder ces différences à l’esprit. Muheriwa-Matemba et al. (2024) Ghasemiesfe et al. (2018)

L’étude contrôlée d’Abrams utilisait des cigarettes de cannabis standardisées. Chez Spindle, la consommation se faisait à l’aide d’une petite pipe. La seconde étude constitue une comparaison importante entre cannabis fumé et vaporisé, mais ne porte pas directement sur des joints roulés à la main avec du tabac. Les deux études ont utilisé un système Volcano spécifique. Les résultats ne peuvent pas être transposés sans modification à tous les vaporisateurs portables, ball vapes ou cartouches. Abrams et al. (2007) Spindle et al. (2018)

Comparaison selon les critères déterminants

Critère Joint ou cannabis fumé Vaporisateur pour herbe sèche
Processus Combustion du matériau Chauffe régulée ou manuelle pour la formation d’aérosol
Marqueurs de combustion CO expiré plus élevé dans les essais directs CO expiré plus faible dans les essais directs ; absence d’émission nulle universelle Abrams et al. (2007)
Effet du THC Dépend du produit et de l’usage Pas automatiquement plus faible ; dans une petite étude d’effets aigus, souvent plus prononcé à dose nominale identique Spindle et al. (2018)
Comparaison à long terme Symptômes respiratoires étudiés principalement dans des études observationnelles Moins de données directes sur les critères cliniques à long terme Muheriwa-Matemba et al. (2024) Ghasemiesfe et al. (2018)
Contraintes Consommables et élimination Achat, nettoyage, énergie et, le cas échéant, pièces de rechange
Évaluation du coût Dépend de la consommation réelle Aucun taux d’économie général étayé par des études

Pourquoi une même quantité de fleurs peut-elle produire des effets différents ?

La masse chargée n’est que le point de départ de la chaîne d’effets. La teneur du matériau de départ, le transfert dans la fumée ou l’aérosol, les dépôts dans l’appareil et l’absorption individuelle déterminent ensemble l’exposition. La quantité réellement inhalée n’est donc pas identique à la quantité de THC chargée. La récupération par l’appareil et la biodisponibilité doivent être distinguées. Lanz et al. (2016) Hazekamp et al. (2006)

Chez Spindle, la concentration plasmatique maximale moyenne de THC dans le sang total après une dose nominale de 25 mg de THC était de 14,4 ng/ml par vaporisation et de 10,2 ng/ml par combustion. L’étude a porté sur 17 adultes n’ayant pas consommé de cannabis au cours du mois précédent. Les valeurs individuelles présentaient une dispersion importante. Cet exemple illustre pourquoi une irritation moindre des voies respiratoires ne signifie pas nécessairement un effet aigu moins prononcé. Il ne s’agit pas d’un tableau de conversion applicable à sa propre consommation. Spindle et al. (2018)

Les résultats apparemment divergents d’Abrams, qui a observé une exposition au THC similaire, ne constituent pas une raison d’ignorer une étude. La population, le matériau de départ et le mode d’utilisation différaient. C’est précisément cette étendue qui est scientifiquement significative : il n’existe pas de relation universelle unique applicable à toutes les situations de consommation. Abrams et al. (2007) Spindle et al. (2018)

Quels changements concernent les voies respiratoires ?

La moindre exposition au CO lors de la comparaison directe et les résultats de laboratoire relatifs aux produits de combustion plaident en faveur d’un profil d’exposition différent. Ces expériences ne permettent pas de déterminer si, ni dans quelle mesure, cela se traduit par moins de maladies à long terme. L’affirmation « pas de goudron et pas de CO » est tout aussi problématique sans définition précise des mesures qu’un taux global pour l’ensemble des substances nocives. Abrams et al. (2007) Gieringer et al. (2004) Moir et al. (2008)

Une petite étude de transition non randomisée a mis en évidence, après un mois, des améliorations des symptômes et d’un paramètre de fonction pulmonaire dans un sous-groupe sélectionné. Une enquête transversale a relevé moins de symptômes chez les utilisateurs principaux de vaporiseurs à herbe sèche. Ces deux travaux présentent des limites importantes et ne fournissent pas de prédiction fiable sur le pourcentage de réduction du risque de maladie pour une personne donnée. Van et al. (2010) Earleywine et al. (2007)

En cas d’usage simultané de la combustion et de la vaporisation, l’exposition à la fumée demeure. L’analyse PATH portant sur de jeunes adultes a mis en évidence, pour cette double utilisation, un odds ratio augmenté de survenue de nouveaux symptômes respiratoires. En raison du plan observationnel et du recueil insuffisamment précis des produits utilisés, il n’est pas possible d’en déduire un effet causal exact de la consommation mixte. Sun et al. (2026)

Comment comparer les coûts réels ?

Une comparaison honnête des coûts requiert des données personnelles observées. Celles-ci comprennent l’achat, les pièces de rechange, l’énergie, les consommables et la quantité de matière réellement utilisée sur la même période. Un taux d’extraction élevé issu d’un essai en laboratoire ne garantit pas une réduction des dépenses personnelles : la fréquence d’utilisation et la consommation peuvent évoluer après un changement d’appareil.

Un calcul transparent se présente comme suit : Coût total sur la période = achat et pièces de rechange + coûts courants des matières + énergie et consommables. Cette formule est une approche comptable, non un résultat d’étude. Si les coûts sont répartis sur plusieurs mois, la durée d’utilisation supposée doit rester visible. Pour les matières, aucune économie forfaitaire ne doit être saisie, mais une quantité documentée.

Un calcul de retour sur investissement n’est pertinent que si les coûts courants sont effectivement inférieurs. En cas d’utilisation identique ou supérieure, un appareil peut paraître moins coûteux à l’usage sans s’amortir au total. Les offres actuelles figurent dans le comparatif de prix ; le prix n’implique aucune évaluation médicale.

Quelles différences pratiques subsistent ?

Avec un vaporiseur à herbe sèche, la chambre de chauffe, les grilles et le circuit de vapeur font partie de l’entretien régulier. Des capsules interchangeables peuvent faciliter la préparation, mais elles ne définissent pas une dose de THC absorbée avec précision. Un appareil portable nécessite une alimentation électrique adaptée ; un appareil de table requiert un emplacement approprié. Ces caractéristiques sont des critères de sélection techniques, non des niveaux de qualité liés à la santé.

Le goût, la résistance à l’aspiration et la perception de la température de l’aérosol sont des impressions subjectives. Ils peuvent être documentés de manière structurée lors d’une comparaison personnelle d’appareils. Ils ne constituent toutefois pas une analyse : une saveur agréable ne prouve ni l’absence de substances nocives ni une faible puissance. Pour toute affirmation scientifique, les mesures sensorielles et chimiques doivent rester distinctes. Lanz et al. (2016)

Quelle décision les données probantes permettent-elles d’étayer ?

Quiconque souhaite comprendre la différence devrait examiner séparément la charge liée à la combustion, les effets du THC et les contraintes du quotidien. La voie par vaporisateur à herbes sèches étudiée réduit certains marqueurs de combustion, mais n’élimine pas l’exposition au THC. Les affirmations générales concernant une marque « la plus saine » ou un taux d’économie fixe vont au-delà de ce que la littérature établit. Muheriwa-Matemba et al. (2024) Abrams et al. (2007) Spindle et al. (2018)

L’article sur la santé contextualise les risques résiduels. Fumer vs. vaporiser traite de la toux, de la fonction pulmonaire et des limites des cohortes récentes. Herbes sèches vs. concentrés évite la confusion fréquente entre les vaporisateurs à fleurs et les cartouches de THC.

Les études en détail : méthodes, résultats et limites

Les encadrés suivants permettent de comprendre les principales sources et les limites de leur transposabilité. Une étude sur un appareil ou sur la pharmacocinétique ne constitue pas automatiquement une preuve d’innocuité sanitaire à long terme. Dans les articles techniques, les études ne sont souvent pertinentes que pour la distinction expressément indiquée entre les allégations de santé et les allégations de rendement.

Abrams DI et al. (2007)

Étude
Essai pilote contrôlé randomisé, mesures répétées
Échantillon
18 consommateurs de cannabis en bonne santé, hospitalisés
Comparaison et mesure
Comparaison entre cigarette de cannabis fumée standardisée et vaporisateur Volcano ; THC plasmatique, CO expiré, effets physiologiques et neuropsychologiques.
Randomisation et mise en aveugle
Oui. La concentration en cannabis (1,7 %, 3,4 %, 6,8 % de THC) et le système d’administration ont été attribués de façon randomisée sur six jours d’étude.
Résultat
L’exposition au THC était similaire entre la combustion et la vaporisation ; le CO expiré était nettement plus faible après vaporisation ; aucun événement indésirable grave n’a été observé.
Points forts
Comparaison directe contrôlée en face-à-face ; biomarqueurs objectifs ; randomisation.
Limites et biais potentiels
Échantillon très réduit ; caractère pilote ; teneurs en THC anciennes et faibles par rapport aux produits actuels ; absence d’indicateurs à long terme.

Abrams DI, Vizoso HP, Shade SB, Jay C, Kelly ME, Benowitz NL. 2007. Vaporization as a smokeless cannabis delivery system: a pilot study. Clinical pharmacology and therapeutics. DOI: 10.1038/sj.clpt.6100200 · PMID 17429350

Spindle TR et al. (2018)

Étude
Étude croisée contrôlée au sein des mêmes participants ; dose en aveugle, voie d’inhalation identifiable.
Échantillon
17 adultes en bonne santé ; 9 hommes, 8 femmes ; âge moyen 27,3 ans ; aucune consommation de cannabis au cours du dernier mois.
Comparaison et mesure
Six séances avec 1 semaine de washout ; 0, 10 et 25 mg de THC, respectivement fumé ou vaporisé ; effets subjectifs, cognition, psychomotricité, paramètres vitaux et THC sanguin.
Randomisation et mise en aveugle
Ordre des doses randomisé au sein des blocs d’inhalation, ordre des voies d’inhalation contrebalancé. Mise en aveugle des doses ; pas de procédure double placebo pour masquer la voie d’inhalation.
Résultat
La vaporisation a généralement produit des effets aigus plus marqués et des pics de THC sanguin plus élevés à dose identique de THC ; à 25 mg, Cmax d’environ 14,4 ng/ml vaporisé contre 10,2 ng/ml fumé.
Points forts
Condition placebo, comparaison au sein des mêmes participants, plusieurs doses et mesures objectives dans le sang total.
Limites et biais potentiels
n=17 ; utilisateurs occasionnels uniquement ; étude aiguë en laboratoire ; aucune conclusion sur la morbidité pulmonaire à long terme ou la morbidité globale.

Spindle TR, Cone EJ, Schlienz NJ, Mitchell JM, Bigelow GE, Flegel R, Hayes E, Vandrey R. 2018. Acute Effects of Smoked and Vaporized Cannabis in Healthy Adults Who Infrequently Use Cannabis: A Crossover Trial. JAMA network open. DOI: 10.1001/jamanetworkopen.2018.4841 · PMID 30646391 · PMC6324384

Muheriwa-Matemba SR et al. (2024)

Étude
Revue systématique
Échantillon
42 publications incluses : 6 rapports de cas, 21 revues, 15 études empiriques ; parmi les travaux empiriques, notamment 2 ECR, 5 analyses rétrospectives, 3 études longitudinales et 3 études transversales.
Comparaison et mesure
Web of Science, ProQuest, PsycINFO, Scopus, Embase et Medline ; travaux évalués par les pairs 2009–2023 ; PRISMA ; uniquement des études avec mode de consommation documenté.
Randomisation et mise en aveugle
Pas au niveau de la revue ; seule une petite partie des études primaires était randomisée.
Résultat
Le tabagisme était le plus systématiquement associé à des troubles et maladies respiratoires ; les comestibles montraient peu d’effets respiratoires directs ; la tachycardie a été rapportée pour plusieurs modes de consommation.
Points forts
Ciblé directement sur le mode de consommation ; recherche étendue dans les bases de données ; distingue tabagisme, vaporisation, voie orale et dabbing.
Limites et biais potentiels
Données très hétérogènes ; mélange de revues et de rapports de cas avec des études primaires ; pas de méta-analyse ; les auteurs qualifient eux-mêmes de préliminaires les conclusions spécifiques à chaque voie d’administration.

Muheriwa-Matemba SR, Baral A, Abdshah A, Diggs BA, Gerber Collazos KS, Morris KB, Messiah SE, Vidot DC. 2024. Cardiovascular and Respiratory Effects of Cannabis Use by Route of Administration: A Systematic Review. Substance use & misuse. DOI: 10.1080/10826084.2024.2341317 · PMID 38644600

Ghasemiesfe M et al. (2018)

Étude
Revue systématique et méta-analyse
Échantillon
22 études (10 cohortes prospectives, 12 études transversales).
Comparaison et mesure
PubMed, Embase, PsycINFO, MEDLINE, Cochrane 1973–30.04.2018 ; PROSPERO ; 4 évaluateurs pour l’extraction et le risque de biais, 3 pour la force des preuves ; regroupement limité aux études similaires présentant un risque de biais suffisamment faible.
Randomisation et mise en aveugle
Études observationnelles non randomisées dans leur grande majorité.
Résultat
22 études au total. Données symptomatiques prospectives regroupées issues de deux études : toux RR 2,04 (IC 95 % 1,02–4,06), expectoration RR 3,84 (1,62–9,07). Les auteurs ont évalué la force des preuves pour les symptômes respiratoires comme faible ; preuves insuffisantes pour l’obstruction et la fonction pulmonaire.
Points forts
Méthodologie très rigoureuse ; PROSPERO ; plusieurs évaluateurs ; évaluation du risque de biais et de la force des preuves ; conclusions nuancées.
Limites et biais potentiels
Études primaires majoritairement observationnelles ; mesure de l’exposition et facteurs confondants liés au tabac ; données limitées pour une exposition cumulée très élevée sur la vie entière.

Ghasemiesfe M, Ravi D, Vali M, Korenstein D, Arjomandi M, Frank J, Austin PC, Keyhani S. 2018. Marijuana Use, Respiratory Symptoms, and Pulmonary Function: A Systematic Review and Meta-analysis. Annals of internal medicine. DOI: 10.7326/M18-0522 · PMID 29971337 · PMC6231497

Lanz C et al. (2016)

Étude
Validation in vitro de l’appareil et de l’aérosol
Échantillon
Aucun participant humain ; 5 vaporisateurs de plantes séchées commerciaux, matière végétale à dominante THC et à dominante CBD.
Comparaison et mesure
GC/MS pour la récupération des cannabinoïdes en aérosol collecté, HPLC pour les cannabinoïdes acides et la décarboxylation ; Volcano Medic, Plenty, Arizer Solo, DaVinci et appareil à gaz.
Randomisation et mise en aveugle
Non applicable.
Résultat
Les appareils électriques à température contrôlée ont décarboxylé le THC/CBD de manière très efficace et ont fourni des cannabinoïdes de façon reproductible ; une combustion a été observée avec l’appareil à gaz.
Points forts
Méthodes analytiques validées ; plusieurs appareils ; mesure directe du transfert de matière.
Limites et biais potentiels
Aucun être humain, aucun critère clinique, aucune analyse toxicologique complète de l’aérosol ; générations d’appareils anciennes.

Lanz C, Mattsson J, Soydaner U, Brenneisen R. 2016. Medicinal Cannabis: In Vitro Validation of Vaporizers for the Smoke-Free Inhalation of Cannabis. PloS one. DOI: 10.1371/journal.pone.0147286 · PMID 26784441 · PMC4718604

Hazekamp A et al. (2006)

Étude
Étude d’évaluation d’appareils et de doses avec composantes analytiques et cliniques
Échantillon
Caractérisation principalement instrumentale et en laboratoire ; volet humain portant sur le bilan inhalation/exhalation, nombre exact de participants non précisé dans le résumé.
Comparaison et mesure
Variation de la température, de l’échantillon et du volume du ballon ; variabilité inter- et intra-appareils ; dose de THC chargée par rapport à la dose délivrée ; mesures d’inhalation cliniques.
Randomisation et mise en aveugle
Non/pas d’essai clinique randomisé classique.
Résultat
En moyenne, environ 54 % de la dose de THC chargée parvenaient dans le ballon ; environ 35 % du THC inhalé étaient réexhalés.
Points forts
Validation de la reproductibilité et de la dose ; base méthodologique importante pour les études ultérieures sur le Volcano.
Limites et biais potentiels
Aucune toxicologie à long terme ; matériel et produits obsolètes ; conclusions relatives à la santé indirectes.

Hazekamp A, Ruhaak R, Zuurman L, van Gerven J, Verpoorte R. 2006. Evaluation of a vaporizing device (Volcano) for the pulmonary administration of tetrahydrocannabinol. Journal of pharmaceutical sciences. DOI: 10.1002/jps.20574 · PMID 16637053

Gieringer D, St. Laurent J, Goodrich S (2004)

Étude
Étude analytique en laboratoire
Échantillon
Aucun sujet humain ; fumée/vapeur de cannabis issue de conditions d’appareillage.
Comparaison et mesure
Analyse chimique de l’aérosol produit par un vaporisateur comparé à la fumée, avec un accent sur le transfert de THC et les sous-produits pyrolytiques.
Randomisation et mise en aveugle
Non applicable.
Résultat
La vaporisation a fourni du THC avec une suppression nettement plus importante des produits de combustion et de pyrolyse par rapport à la fumée.
Points forts
Mécanisme chimique direct en faveur de la réduction des risques.
Limites et biais potentiels
Ancienne étude ; absence de résultats cliniques ; revue et méthodologie moins solides que les études toxicologiques modernes ; dépendance au produit et à l’appareil.

Gieringer D, St. Laurent J, Goodrich S. 2004. Cannabis Vaporizer Combines Efficient Delivery of THC with Effective Suppression of Pyrolytic Compounds. Journal of Cannabis Therapeutics. DOI: 10.1300/J175v04n01_02

Moir D et al. (2008)

Étude
Étude analytique de fumée produite par machine
Échantillon
Aucun sujet humain ; cigarettes de cannabis et de tabac standardisées dans deux conditions de fumage par machine.
Comparaison et mesure
Caractérisation chimique de la fumée principale et de la fumée latérale ; composants toxiques et cancérogènes connus.
Randomisation et mise en aveugle
Non applicable.
Résultat
Classes de substances nocives qualitativement similaires à la fumée de tabac, mais différences quantitatives ; notamment nettement plus d’ammoniac ainsi que davantage de HCN, de NOx et de certaines amines aromatiques dans certaines conditions de fumage du cannabis.
Points forts
Comparaison chimique directe et standardisée ; analyse objective.
Limites et biais potentiels
La fumée produite par machine ne correspond pas à une exposition réelle ; exprimé par quantité de matière, non par journée de consommation typique ; ne doit pas être interprété comme « le cannabis est plus nocif que le tabac ».

Moir D, Rickert WS, Levasseur G, Larose Y, Maertens R, White P, Desjardins S. 2008. A comparison of mainstream and sidestream marijuana and tobacco cigarette smoke produced under two machine smoking conditions. Chemical research in toxicology. DOI: 10.1021/tx700275p · PMID 18062674

Van Dam NT, Earleywine M (2010)

Étude
Étude interventionnelle monocentrique avant/après sans groupe contrôle
Échantillon
20 consommateurs réguliers de cannabis présentant au moins deux symptômes respiratoires ; 12 sans maladie respiratoire intercurrente ont constitué l’analyse principale.
Comparaison et mesure
Un mois de passage au vaporisateur ; neuf symptômes respiratoires subjectifs ainsi que spirométrie (VEMS (FEV1), CVF) avant et après l’intervention.
Randomisation et mise en aveugle
Non.
Résultat
Chez les 12 participants sans infection respiratoire, les symptômes se sont nettement améliorés ; la CVF s’est améliorée de façon significative ; le VEMS (FEV1) s’est amélioré numériquement, sans atteindre la significativité statistique.
Points forts
Intervention prospective ; spirométrie objective en complément des symptômes.
Limites et biais potentiels
Effectif très réduit ; absence de groupe contrôle ; la sélection des 12 participants peut introduire un biais ; durée courte ; absence d’insu.

Van Dam NT, Earleywine M. 2010. Pulmonary function in cannabis users: Support for a clinical trial of the vaporizer. The International journal on drug policy. DOI: 10.1016/j.drugpo.2010.04.001 · PMID 20451365

Earleywine M, Barnwell SS (2007)

Étude
Enquête transversale par Internet
Échantillon
6.883 participants exploitables ; seulement 152 (2,2 %) utilisaient principalement un vaporisateur.
Comparaison et mesure
Déclaration des participants concernant le mode de consommation, l’âge, le sexe, la quantité de tabac et de cannabis consommée ainsi que six symptômes respiratoires ; régression logistique.
Randomisation et mise en aveugle
Non.
Résultat
L’utilisation principale d’un vaporisateur était associée, après ajustement statistique, à moins de symptômes respiratoires déclarés (environ OR 0,40).
Points forts
Très grande taille d’échantillon globale ; ajustement des principaux facteurs de confusion.
Limites et biais potentiels
Étude transversale ; auto-sélection via des listes de diffusion liées au cannabis ; données déclaratives ; seulement 152 utilisateurs principaux de vaporisateur ; aucune causalité établie.

Earleywine M, Barnwell SS. 2007. Decreased respiratory symptoms in cannabis users who vaporize. Harm reduction journal. DOI: 10.1186/1477-7517-4-11 · PMID 17437626 · PMC1853086

Sun R et al. (2026)

Étude
Étude observationnelle longitudinale nationale (PATH)
Échantillon
5.211 jeunes adultes (18–24 ans) sans antécédent de maladie respiratoire ou pulmonaire, vagues 6→7.
Comparaison et mesure
Données de référence 2021, suivi jusqu’en 2023 ; régression logistique multivariable, ajustement pour la démographie, les autres substances, les facteurs de santé, l’obésité et la fréquence de consommation de cannabis.
Randomisation et mise en aveugle
Non.
Résultat
Le vapotage seul n’était pas significativement associé à l’apparition de nouveaux symptômes respiratoires fonctionnellement pertinents (AOR 0,93 ; intervalle de confiance très large) ; tabagisme seul AOR 3,04 ; usage dual AOR 4,36. Après exclusion des consommateurs de tabac, seul l’usage dual restait significatif.
Points forts
Grand échantillon longitudinal représentatif à l’échelle nationale ; groupe de départ exempt de maladie respiratoire ; ajustement pour les facteurs de confusion.
Limites et biais potentiels
Seulement 2,1 % de vapotage seul → faible puissance statistique et intervalle de confiance très large ; type de dispositif (vaporisateur à herbe sèche vs. huile/cartouche) insuffisamment granulaire ; données autodéclarées.

Sun R, Benowitz NL, Hammond D, Mendez D, Warner KE. 2026. Cannabis Vaping, Smoking, and Dual Use and the Onset of Respiratory Symptoms Among U.S. Young Adults. American journal of preventive medicine. DOI: 10.1016/j.amepre.2026.108421 · PMID 42142848

Questions fréquentes

Qu’est-ce qui est exactement comparé ?

« Joint » peut désigner une cigarette de cannabis pur ou un mélange avec du tabac. Ce n’est pas une distinction anodine pour une comparaison scientifique. Le tabac ajoute une exposition supplémentaire ; passer d’un joint au tabac à un vaporisateur sans tabac modifie donc davantage que la seule technique de chauffe. Quiconque extrapole des études doit garder ces différences à l’esprit. Muheriwa-Matemba et al. (2024) Ghasemiesfe et al. (2018)

Pourquoi une même quantité de fleurs peut-elle produire des effets différents ?

La masse chargée n’est que le point de départ de la chaîne d’effets. La teneur du matériau de départ, le transfert dans la fumée ou l’aérosol, les dépôts dans l’appareil et l’absorption individuelle déterminent ensemble l’exposition. La quantité réellement inhalée n’est donc pas identique à la quantité de THC chargée. La récupération par l’appareil et la biodisponibilité doivent être distinguées. Lanz et al. (2016) Hazekamp et al. (2006)

Quels changements concernent les voies respiratoires ?

La moindre exposition au CO lors de la comparaison directe et les résultats de laboratoire relatifs aux produits de combustion plaident en faveur d’un profil d’exposition différent. Ces expériences ne permettent pas de déterminer si, ni dans quelle mesure, cela se traduit par moins de maladies à long terme. L’affirmation « pas de goudron et pas de CO » est tout aussi problématique sans définition précise des mesures qu’un taux global pour l’ensemble des substances nocives. Abrams et al. (2007) Gieringer et al. (2004) Moir et al. (2008)

Bibliographie

  1. Abrams DI, Vizoso HP, Shade SB, Jay C, Kelly ME, Benowitz NL. 2007. Vaporization as a smokeless cannabis delivery system: a pilot study. Clinical pharmacology and therapeutics. DOI: 10.1038/sj.clpt.6100200 · PMID 17429350
  2. Spindle TR, Cone EJ, Schlienz NJ, Mitchell JM, Bigelow GE, Flegel R, Hayes E, Vandrey R. 2018. Acute Effects of Smoked and Vaporized Cannabis in Healthy Adults Who Infrequently Use Cannabis: A Crossover Trial. JAMA network open. DOI: 10.1001/jamanetworkopen.2018.4841 · PMID 30646391 · PMC6324384
  3. Muheriwa-Matemba SR, Baral A, Abdshah A, Diggs BA, Gerber Collazos KS, Morris KB, Messiah SE, Vidot DC. 2024. Cardiovascular and Respiratory Effects of Cannabis Use by Route of Administration: A Systematic Review. Substance use & misuse. DOI: 10.1080/10826084.2024.2341317 · PMID 38644600
  4. Ghasemiesfe M, Ravi D, Vali M, Korenstein D, Arjomandi M, Frank J, Austin PC, Keyhani S. 2018. Marijuana Use, Respiratory Symptoms, and Pulmonary Function: A Systematic Review and Meta-analysis. Annals of internal medicine. DOI: 10.7326/M18-0522 · PMID 29971337 · PMC6231497
  5. Lanz C, Mattsson J, Soydaner U, Brenneisen R. 2016. Medicinal Cannabis: In Vitro Validation of Vaporizers for the Smoke-Free Inhalation of Cannabis. PloS one. DOI: 10.1371/journal.pone.0147286 · PMID 26784441 · PMC4718604
  6. Hazekamp A, Ruhaak R, Zuurman L, van Gerven J, Verpoorte R. 2006. Evaluation of a vaporizing device (Volcano) for the pulmonary administration of tetrahydrocannabinol. Journal of pharmaceutical sciences. DOI: 10.1002/jps.20574 · PMID 16637053
  7. Gieringer D, St. Laurent J, Goodrich S. 2004. Cannabis Vaporizer Combines Efficient Delivery of THC with Effective Suppression of Pyrolytic Compounds. Journal of Cannabis Therapeutics. DOI: 10.1300/J175v04n01_02
  8. Moir D, Rickert WS, Levasseur G, Larose Y, Maertens R, White P, Desjardins S. 2008. A comparison of mainstream and sidestream marijuana and tobacco cigarette smoke produced under two machine smoking conditions. Chemical research in toxicology. DOI: 10.1021/tx700275p · PMID 18062674
  9. Van Dam NT, Earleywine M. 2010. Pulmonary function in cannabis users: Support for a clinical trial of the vaporizer. The International journal on drug policy. DOI: 10.1016/j.drugpo.2010.04.001 · PMID 20451365
  10. Earleywine M, Barnwell SS. 2007. Decreased respiratory symptoms in cannabis users who vaporize. Harm reduction journal. DOI: 10.1186/1477-7517-4-11 · PMID 17437626 · PMC1853086
  11. Sun R, Benowitz NL, Hammond D, Mendez D, Warner KE. 2026. Cannabis Vaping, Smoking, and Dual Use and the Onset of Respiratory Symptoms Among U.S. Young Adults. American journal of preventive medicine. DOI: 10.1016/j.amepre.2026.108421 · PMID 42142848

Mise à jour éditoriale : 10 septembre 2026. Synthèse fondée sur les données probantes à partir d’une bibliothèque sélectionnée de 34 publications ; sans recherche bibliographique systématique propre ni évaluation médicale. Les références bibliographiques et les résumés disponibles ont été vérifiés ; les travaux clés de Spindle (2018) et Lanz (2016) ont également été consultés en texte intégral en accès libre. Les conseils techniques de sélection et d’entretien doivent être distingués des preuves sanitaires. De nouvelles données peuvent modifier cette évaluation.

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